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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 12:39



Thèse vétérinaire, Julie FERNANDEZ, université de Toulouse. Vous trouverez le document complet en PDF sur ce lien: link 



Introduction


L’arthrose est une affection dégénérative à évolution lente qui peut, chez le chien, être à l’origine de douleur et de boiterie. Cette affection toucherait 20 % de la population canine de plus de un an (54). Les principaux objectifs de la prise en charge thérapeutique de l’arthrose sont de diminuer la douleur, limiter la perte de capacité nctionnelle et ralentir la progression de la maladie.

La gestion de l’arthrose comporte plusieurs volets : activité physique régulière, maintien d’un poids de forme, apports nutritionnels adaptés et équilibrés, rééducation physique, administration d’anti-inflammatoires non-stéroïdiens et d’analgésiques et enfin administration d’anti-arthrosiques symptomatiques d’action lente, encore appelés chondroprotecteurs. Les anti-inflammatoires non-stéroïdiens sont traditionnellement utilisés dans le traitement de l’arthrose car ils permettent de diminuer la douleur et l’intensité de la boiterie en limitant l’inflammation. Cependant, ils sont contre-indiqués chez certains patients souffrant d’insuffisance hépatique ou rénale, d’ulcères gastriques ou de coagulopathie, et ne peuvent pas être utilisés au long cours.

De plus, des doutes persistent sur leur capacité à limiter l’évolution de la maladie. Les recherches ont donc amené à s’intéresser à des molécules capables, à long terme, de prévenir la dégradation du cartilage. Par définition, un agent chondroprotecteur est une substance capable d’augmenter l’activité anabolique des chondrocytes tout en limitant la dégradation du cartilage par les médiateurs de l’inflammation.

Parmi les chondroprotecteurs on trouve des glycosaminoglycanes comme le sulfate de chondroïtine, la glucosamine et l’acide hyaluronique. On trouve aussi d’autres molécules comme le polysulfate de pentosan et la diacérhéine, ainsi que des compléments alimentaires comme les extraits de moule verte de Nouvelle-Zélande. Ces substances ne sont pas considérées comme des médicaments et n’ont donc pas fait l’objet d’études poussées avant leur mise sur le marché.

L’objet de cette étude est présenter l’état actuel des connaissances concernant trois de ces chondroprotecteurs, de plus en plus utilisés en médecine vétérinaire aujourd’hui : le sulfate de chondroïtine, la glucosamine et les extraits de moule verte de Nouvelle-Zélande. Pour chaque produit, le but sera de comprendre son intérêt dans le traitement de l’arthrose grâce à l’étude de ses propriétés, et de voir si son utilisation en pratique canine présente une efficacité.


Conclusion:
 
La connaissance du processus physiopathologique de l’arthrose est une étape indispensable à in vitro  ont montré une action favorable du sulfate de chondroïtine
et de la glucosamine sur le cartilage. De plus, les études pharmacologiques tendent à montrer une bonne absorption de ces molécules et un tropisme pour le cartilage articulaire.
   
  
Pourtant, malgré des essais cliniques plutôt favorables au départ, de plus en plus de scientifiques remettent en cause l’efficacité de ces produits. Il est vrai que la majorité des essais cliniques ont été financés par les laboratoires, ce qui peut constituer un biais dans l’interprétation des résultats.
 
Des études plus récentes avec une méthodologie sans faille remettent aujourd’hui en cause les résultats obtenus auparavant. Ainsi, aujourd’hui, aucune certitude n’existe quant à l’efficacité ou à l’inefficacité de ces molécules. D’après quelques
études récentes, il semblerait qu’elles n’apporteraient pas d’amélioration clinique dans les arthroses débutantes, et que les effets seraient plus visibles dans les arthroses sévères.
 
Par contre, une étude sur la glucosamine suggère que cette molécule permettrait de limiter la progression de la maladie en début d’évolution, au vu des images radiologiques.
 
Les extraits de moule verte de Nouvelle-Zélande ont un mécanisme d’action différent puisque qu’ils exercent une action symptomatique grâce à leur activité anti-inflammatoire. Ce ne sont donc pas des chondroprotecteurs à proprement parler, et les essais cliniques concernant ces compléments alimentaires amènent aussi à des résultats contradictoires.
 
Etant donné la bonne tolérance de ces produits, leur prescription ne semble pas présenter de risque particulier. Même si les scientifiques ne s’accordent pas sur l’utilité de ces produits, il peut être intéressant tout de même de les prescrire en pratique canine lors d’arthrose, associés ou non à un anti-inflammatoire non stéroïdien en fonction de l’intensité de la douleur. Le propriétaire doit cependant être prévenu des doutes concernant leur efficacité et du fait que ces compléments alimentaires doivent être pris au long cours, engendrant un coût important.







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Published by Ostéo-Canin - dans Pathologies
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  • : Angué Amandine Ostéopathe Humain D.O. et Canin. Formation Humaine au Collège Ostéopathique Européen (5 ans) Formation Canine au Centre Phénix - ESOAA.
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